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E. DOMOTA: « NOUS SOMMES OBLIGES DE DESCENDRE DANS LES RUES ET CE SERA ENCORE MIEUX QUE LA DERNIERE FOIS ! !


Rédigé le Dimanche 30 Août 2009 à 01:17 |

SOURCE CARIBCREOLEONE/ Par Audrey Le Quintrec/GUADELOUPE. Pointe-à-Pitre. 24 heures avant son grand meeting de rentrée, le LKP du vendredi 28 août 09,le LKP s’est exprimé devant les médias. Elie Domota a répondu aux questions de Caribcreole.
Il envisage une rentrée qui risque de ne pas être de tout repos.


E. DOMOTA: «  NOUS SOMMES OBLIGES DE DESCENDRE DANS LES RUES ET CE SERA ENCORE MIEUX QUE LA DERNIERE FOIS ! !
ELIE DOMOTA :Il est hors de questions que ça continue ainsi : augmentation du prix de l’essence et des produits, prélèvement de charges non justifiées,... Nous demandons la remise en cause des accords et notamment l’accord salarial.
Yo pa enmé trankilité. Cela veut dire qu’aujourd’hui, nous sommes obligés de descendre dans les rues pour faire respecter les engagements pris et exiger la continuité des négociations.
Nous serons tout le temps dans les rues. Ce sera « encore mieux que la dernière fois ».

CC1 :Etes vous sur que les guadeloupéens sont prêts à vous suivre ?
E. D :
De toute façon, il y a suffisamment de problèmes en Guadeloupe... On l’a vu il y a quelques semaines sur France Antilles : la parution d’un sondage complètement bidon. La preuve : une majorité de guadeloupéens déclarent ne pas avoir vu de changements dans leurs situations personnelles.

Qu’est ce qu’une situation personnelle ?

Est ce que parce que le prix de l’eau a baissé, le prix d’un certain nombre de produits a changé que cela a modifié votre situation personnelle ? Ca ne veut rien dire.
Deuxième interrogation : selon le sondage, seulement 45 % de la population guadeloupéenne est prêté a descendre dans les rues.

Quand vous comptabilisez 45 % de guadeloupéens, ca fait 150 000 personnes. Il y a donc 150 000 personnes qui sont prêts à descendre dans les rues maintenant. C’est diabolique ! (Il n’y a jamais eu 150 000 personnes réunies à la fois lors d’une manifestation pendant les 44 jours de grève).


b[CC1 ; Dernièrement à l’ANPE, des membres du LKP ont proposé à des chômeurs de se joindre à eux, pourquoi n’ont ils pas voulu ?
E.D :
]b C’est normal, en Guadeloupe, une association de chômeurs ca ne fonctionne pas. Il y a trop de chômeurs. Le chômeur, il cherche du travail et dans beaucoup d’esprit la notion de travail est assimilée à la notion de faveur.

Ce qui arrive très souvent c’est que le chômeur a peur de se montrer comme un contestataire. Vous imaginez bien que moi, patron, je vois quelqu’un qui est chômeur depuis longtemps, c’est surement pas celle la que je vais recruter.
Mais un jour si les 60 000 chômeurs décident à se rassembler et de descendre à la Préfecture il risque d’y avoir des problèmes...

CC1 : Est ce que l’indépendance de la Guadeloupe est la solution à ces problèmes ?
E.D :
Premièrement, l’indépendance de la Guadeloupe, c’est le choix des guadeloupéens.
Deuxièmement, il faut préciser que la notion d’indépendance est apparue ces derniers temps par des sondages en France.

Mais la question primordiale, c’est quel développement pour la Guadeloupe ?
Nous, LKP, nous soutenons fermement que tout développement de la Guadeloupe doit être intégralement subventionnés par la France, au nom de la dette coloniale.







1.Posté par Philippe le 01/09/2009 05:14
Bravo et bon courage aux habitants des "départements et territoires d'outre-mer" ! Vous au moins, vous réagissez à la dérive de la société française vers le "chacun pour soi" et l'abandon de toute administration des questions collectives dans l'intérêt de tous ! Nous voilà piégés dans une société managée au nom exclusif d'une caste dominante et ici en métropole, on met la tête dans le sable en faisant semblant de ne pas le voir.
Au-delà de la "dette coloniale" à laquelle Elie Domota fait référence, je crois que l'ensemble des français ont la responsabilité de la prospérité et de la justice partout où la gouvernance nationale s'exerce. Le retour à des formes déguisées d'esclavage c'est toute la population française qui en est responsable, et c'est de son devoir de le combattre. Les questions d'avenir structurel et de statut doivent dériver du projet de société et non pas le contraire, comme s'efforce de le suggérer le gouvernement. La situation aux caraïbes, en kanakie et en Réunion n'est rien moins qu'exemplaire de l'abandon à leur sort d'une grande partie des populations, au nom d'un "réalisme économique" qui assigne à l'état le seul rôle de gérer une exploitation de plus en plus éhontée. La prospérité de tous n'est pas le projet actuel de la France et c'est sa honte. Vous pourriez encourager plus encore les français de métropole à réagir enfin, car la vivacité de votre résistance est un exemple dans ce pays. Merci à vous.

2.Posté par Yoyotte le 04/09/2009 06:30
Cher Philippe,

Vous avez tout dit en peu de mot. J'ajouterai, avec votre permission, que, non seulement beaucoup de français ont mis leur tête dans le sable mais, avant, ils ont pris le soin d'ôter leur pantalon pour bien se faire pénétrer jusqu'à la moelle !

Il est notoire que la France d'aujourd'hui est placée dans une camisole de force ! Tu ouvres ta gueule ! Pan ! Tu réfléchis ! Pan ! Bref, nous voyons - et sentons dans nos actes de tous les jours - la dérive de la France vers un système autocratique où les français sont des sujets avant de devenir des gueux !

En clair, les français sont bien des veaux comme l'avait dit le général de Gaulle ! Ils aiment se faire commander, baiser, esclavagiser, et ils disent encore !

Les baratins de bout de comptoir en buvant leur petit nègre - pardon leur petit noir - le matin avant d'aller crever dans leurs usines, amusent les gogos qui savent que les vaiilants combattands de la gueule des bistrots ne sont en définitive que des lâches !

Mais ne vous trompez pas. Il y a une sacré bande de lâches aussi chez nous, les nègres ! Beaucoup dans l'hexagone - et même dans leur pays - ne sont que des vendus !

Jusqu'à l'os ils sont manipulés par des couillonneurs ! Et ils aiment ça !

Dès lors, allant à la soupe à la queue leu leu, ils ne demandent qu'à se retourner et vite, vite, à vot' bon coeur messieurs et dames !

La France que j'ai aimée plus que ma mère... La France que j'ai chérie plus de ma femme... La France que j'ai protégée plus que ma fille, est devenue mon camp de concentration mentale !

LA FRANCE, L'ARMEE, LA MERDE ! Je suis prêt pour l'échaffaud !

3.Posté par Philippe le 04/09/2009 11:23
Cher Yoyotte,

J'imagine que ce que vous voudriez dire se rapporte à l'existence dans les "départements et territoires d'outre-mer" comme en métropole de personnes peu averties et qui admettent d'une certaine manière, être le jeu d'une exploitation. Si vous avez pertinence sans doute à l'indiquer, je dois vous dire éprouver un certain malaise à la lecture de certains de vos propos. J'imagine que ce n'est pas délibéré de votre part, mais je vous avoue ressentir de manière assez pénible qu'on établisse un parallèle entre "se faire pénétrer", "se faire baiser" et consentir à se faire exploiter. Ceci essentiellement parce que j'estime que se faire baiser et se faire pénétrer n'ait rien de dégradant, et que considérer le contraire revient à mon sens à adopter une posture à la fois sexiste et homophobe. Croyez-le, pour moi lutter pour une société meilleure c'est aussi lutter contre ce genre d'automatisme dans le propos dominateur et discriminatoire.

Au-delà vous soulevez sur le fond la problématique éternelle de la conduite des transformations sociales dans un contexte où l'unanimité n'est pas atteinte, parfois de beaucoup, pour s'y coller. C'est un problème qui dépasse je crois l'immédiateté et qui renvoit à la conception qu'on se fait de la nature même du changement désiré. Je crois paradoxalement que l'inertie ou la soumission au système en place d'une partie des gens soit une constante, et qu'il ne faille pas trop s'en préoccuper dès lors qu'habituées à suivre, ces personnes dans la plupart des cas, continueront à suivre le troupeau, même si celui-ci change de cap.

Il nous nous faut peut-être plutôt concentrer notre réactivité et en vouloir pour de bon plutôt à celles et ceux qui opposent à la justice, à la dignité et à l'égalité des êtres humains par la force et par la contrainte ; entendez par là les "décideurs", mélange des nantis et de leurs valets politiques médiatiques et policiers, dont la nocivité est sans comparaison à celle des endormis qui peuvent d'ailleurs n'être pour certains que des indécis. Celà vous semblera idéaliste, mais il me semble fondammental de veiller à ne haïr personne pour qui voudrait voir naître un monde vraiment meilleur. Il n'y a pas besoin de haine pour se défendre fermement de l'oppression. Encore moins de jalousie à l'égard de celles et ceux qui, moins avertis et qui sait moins bien armés dans la vie, n'ont ni nos énergies ni nos volontés.

Je ne pense pas, même si à un certain degré ou pour certains il soit pertinent de parler de lâcheté, que ceux dont je parlais et qui mettent la tête dans le sable, y soient résumables. Après tout, dans la tension du quotidien, à joindre les deux bouts pour sa famille ou simplement pour soi, l'hésitation à lutter est très humaine. Je ne peux pas placer celle-ci sur le même plan que la fermeté du patronat à investir dans du polluant à forte valeur ajoutée et désinvestir dans de l'utile, pour des raisons de profitabilité. Les enjeux planétaires sont également des plus effrayants et justifient eux aussi bien des angoisses. Je pense aussi que vouloir du mal à celles et ceux aussi faibles voire plus faibles que nous le sommes (alcooliques, abimés, accidentés, peu ou pas instruits, etc.) est précisément faire le jeu des puissants, qui ne prospèrent que de la division très artificielle de ceux qui n'ont rien, et qui entretiennent les préjugés d'un soit-disant "mérite" ou de "prédispositions" quand ce n'est que de reconnaissance d'une valeur intrinsèque universelle, intangible et respectée pour tout être humain, qu'une société vraiment meilleure peut naître.

4.Posté par zobi le 07/10/2009 19:59
COMPLETEMENT NAZE CE YOYOTTE ENCORE UN PERSECUTE
qu'est ce que tu fous encore en france ?? rentre au pays

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Victor HAUTEVILLE
13/02/2019

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