En Martinique, l'urgence économique est-elle devenue plus importante que l'urgence sanitaire ?


Rédigé le Vendredi 19 Juin 2020 à 14:25 |
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Vous constaterez que la nature de nos articles va évoluer. Avec le retour de France-Antilles , nous ferons de moins en moins d'actualité. Si en l’absence de ce journal nous avions pris cette orientation , pour vous permettre de connaitre l'actualité, aujourd'hui il nous paraît important de revenir à notre ADN première : Le complément d'actualité et les articles d'opinions.


Par conséquent nous serons de moins en moins consensuels, car il n'est pas dit que nos opinions soient en cette période les plus partagées. Autrement dit en lisant nos articles, n'oubliez pas de considérer que vous lisez une opinion. Or une opinion n'est pas une information , c'est une interprétation des faits !

D'autre part vous avez aussi constaté que nous faisons de la publicité désormais. Notre cible, tous ceux qui ont compris après le confinement que rien ne pourra plus se faire sans le digital. Nous faisons entre tous nos supports entre 3 et 5 millions de pages vues. C'est une base sérieuse pour proposer un service de qualité à des annonceurs en sachant que sur ce point c'est l'accompagnement et le conseil que nous proposons fort de notre mise en pratique depuis maintenant 10 ans.

Tout ceci pour vous dire que si vous lisez gratuitement des articles sur ce cite c'est désormais grâce à l'engagement de ces commerçants qui nous achètent nos services. Par conséquent nous vous demandons ardemment de cliquer sur les annonces de pub qui s'affichent désormais dans nos articles.

Mais revenons à notre sujet principal encore que ce sujet de la pub est celui de la relance économique.

Donc l'urgence économique est-elle devenue plus importante que l'urgence sanitaire ?

Mon opinion c'est que pas grand monde dans ce pays n'a grand chose à foutre de l'entreprise privée : Cette dernière n'est pas perçue comme un lieu où on fabrique de la valeur ajoutée, mais comme un lieu d'enrichissement d'une catégorie, les patrons. Nègres ou mulâtres, ces patrons sont des békés, or dans l'inconscient actuel du déboulonnage le béké est un "pwofiteur" sauf à ses propres yeux.

En conséquence intérimaire, en contrat définitif, ou en durée déterminée, majoritairement on dit que nous allons faire le travail du béké la journée. Nous n'allons pas porter notre valeur ajoutée, mais nous allons prendre notre salaire, pour au plus vite, si nous sommes un nègre à talent, partir en job ou activité associative ou syndicale pour traduire notre propre espérance.

Dans ce contexte les entreprises sont souvent des ovnis dans lesquels pas grand monde ne croit. A défaut d'être né avec une cheminée à la place du nombril, le parcours de créateur est majoritairement une course d'obstacles. Les plus gros écueils d'un patron aujourd'hui viennent de résistance interne dans l'entreprise elle-même. Le second frein , c'est le contexte.

La crise du covid 19 nous l'a fait toucher du doigt, nous sommes une place de marché, un lieu d'importation . Alors dans ce contexte commerçant et d'industrie de substitution ce ne sont pas les politiques qui s'engagent pour faire avancer l'entreprise. Soit ils craignent d'être traités d'hommes des békés comme Camille Darsières l'a été, soit insatisfait du modèle de développement et des choix des investisseurs, ils font le minimum syndical.

Donc quand on se demande si l'urgence économique est devenue plus importante que l'urgence sanitaire, la réponse est oui

La Martinique a été mise en sommeil par l'Etat pour appliquer des dispositions nationales, mais le coût économique de ce confinement dans un petit territoire sera encore plus terrible, à moins que nous profitions de ce chaos sanitaire, pour réorienter notre économie. Tout le monde ne peut se mettre à faire de l'agriculture, mais il paraît indispensable de se trouver des activités de subsistance pour passer les autres crises à venir.

L'agriculture, la transformation agro-alimentaire à partir de produits locaux, résumée sur le vocable d'autosuffisance alimentaire nous paraît être le premier défi à gagner. Sur ce point nous envisageons une expérimentation sur un terrain de 10 000 m2 pour tester le bien-fondé d'une telle idée de manière communautaire.

Nous vous en dirons plus !

Simplement nous observons que chez nous on parle peu de plan de relance, mais d’amortisseur social. Le meilleur amortisseur c'est justement de soutenir l'entreprise par des plans de relance. A bon entendeurs


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