Sargasse la crise: We came across it 18 Miles north east of Antigua


Rédigé le Jeudi 3 Mai 2018 à 18:39 |
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Le préfet Franck Robine l'a annoncé ,la crise des sargasses sera longue et grave. Et de rajouter nous n'en sommes qu'au début. Ici une vidéo en mer qui montre l'étendue du phénomène. Cette disproportion n'est -elle pas de nature à montrer le dérisoire des solutions qui sont proposées actuellement.


Antigua-et-Barbuda (Antigue-et-Barbude) est un État des Antilles ayant pour capitale Saint John's, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de la Guadeloupe et au nord-est de l'île des Antilles britanniques de Montserrat, dans les Caraïbes. Cet État est composé de deux îles principales, Antigua, et Barbuda, ainsi que de quelques îles plus petites. Antigua-et-Barbuda est membre de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) depuis 2009.

Description par WIKIPEDIA/

Ses frondes peuvent atteindre plusieurs mètres de long (jusqu'à 12 mètres pour certaines espèces tropicales). Elle peut être fixée au fond par un thalle dit « coriace », mais certaines sargasses vivent parfois de manière exclusivement flottante ; principalement dans la mer du même nom, dans l'océan Atlantique.

Selon l'hydrographe et météorologiste du xixe siècle Matthew Fontaine Maury, auteur de la Géographie physique de la mer, le nom de sargasse vient du mot espagnol sargazo qui signifie varech. Il décrit les Sargasses comme un « varech-nageur » et « porte-baie », qui forme principalement le « banc immense » de la mer des Sargasses par concentration des algues par les courants circulaires de l'Atlantique.

Jules Verne dans 20 000 lieues sous les mers fait dire à son héros qu'il partage l’opinion de Maury, et qu'il en a « pu étudier le phénomène dans ce milieu spécial où les navires pénètrent rarement. Au-dessus de nous flottaient des corps de toute provenance, entassés au milieu de ces herbes brunâtres, des troncs d’arbres arrachés aux Andes ou aux montagnes Rocheuses et flottés par l’Amazone ou le Mississippi, de nombreuses épaves, des restes de quilles ou de carènes, des bordages défoncés et tellement alourdis par les coquilles et les anatifes qu’ils ne pouvaient remonter à la surface de l’océan. Et le temps justifiera un jour cette autre opinion de Maury, que ces matières, ainsi accumulées pendant des siècles, se minéraliseront sous l’action des eaux et formeront alors d’inépuisables houillères. Réserve précieuse que prépare la prévoyante nature pour ce moment où les hommes auront épuisé les mines des continents. »



Ici le préfet évalue l'ampleur de l'invasion et les moyens mis en oeuvre. Photo Préfecture MQ
Il existe plusieurs dizaines d'espèces de sargasses, qui font toutes partie des fucales, algues qui - pour des raisons mal comprises- sont (pour la plupart des espèces) en forte et rapide régression depuis la fin du xxe siècle sur le littoral européen (et notamment en France). Mais on ignore l'évolution et l'état des populations libres de la mer des Sargasses, qui pourraient aussi pâtir des nombreux déchets jetés en mer.

Les sargasses, qu'elles soient dérivantes ou fixées à un substrat sont dans tous les cas maintenues en surface ou près de la surface par des flotteurs dits « pneumatocytes » (sphères remplies d'un gaz produit par l'algue).

C'est sous la mer des Sargasses que les anguilles (dont l'Anguille d'Europe) sont réputées venir (à grande profondeur) pondre leurs milliards d'œufs, qui y donnent naissance à des larves abondantes qui se transformeront en civelles avant de rejoindre les eaux douces où elles passeront leurs vies jusqu'à la maturité sexuelle qui les ramènera vers les Sargasses.

Source wikipedia

Depuis 2011, les Caraïbes font face à une invasion et une prolifération de Sargassum fluitans et Sargassum natans qui viennent s’échouer sur les côtes en grande quantité. La Guadeloupe estime qu'entre 20 000 et 40 000 tonnes de sargasses viennent s’échouer sur le littoral. Contrairement à ce qui était supposé au départ, ces grands bancs d’algues qui s’échouent aux Antilles ne proviennent pas de la Mer des Sargasses mais du golfe de l’Amazone. Ces proliférations seraient dues à des apports de nutriments (phosphate, nitrate) causés par une agriculture intensive et un lessivage des sols plus important suite à la déforestation intensive. De plus la destruction de la mangrove à l’embouchure du fleuve permet un relargage direct dans l’océan, conduisant ainsi à la création d’un écosystème favorable au développement des sargasses. Le phénomène des brumes du Sahara (poussières riches en fer et phosphates transportées par le vent) pourrait favoriser le développement de ces radeaux en route vers les Caraïbes.



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