Un béké fait son entrée au conseil municipal du François.


Rédigé le Jeudi 3 Avril 2014 à 22:28 |
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Alors que nos amis de la presse industrielle à quelques exceptions sont à répéter les mêmes choses, à se faire les uns les autres échos entre eux, ou à chercher des poux dans les poils du MIM, MAKAC LA qui a l’habitude de regarder ce qui se cache derrière ce qu’on lui montre vient de découvrir un évènement dont personne n’a parlé.



Il semblerait qu’il est échappé à nos observateurs qu’un béké vienne de faire son entrée au conseil municipal du François.

MAKAC LA à qui on ne fait pas prendre un mangot Bassignac pour une mangue Julie s‘en était déjà aperçu depuis la campagne électorale. Ceci depuis le premier tour nous avions observé son engagement dans la campagne de karine Mousseau.

Ce béké s’appelle Guillaume de REYNAL

MAKAC LA qui est curieux comme un singe est allé comprendre quelles grimaces savait faire celui la et surtout qui était celui qui avait osé franchir les clos de ce que l’on appelle à raison la réserve du CAP EST.

Guillaume de REYNAL est né le 3 Juillet 1972. Il s’est Marié en 1997 et est papa de 3 enfants qu’il dit aimer par-dessus tout.

Son parcours scolaire est atypique car dit-on c’est à l’Ecole Anne Marc et au Collège La Jetée puis au Lycée Schœlcher 2nd et 1er S qu’il semble avoir effectué ses écoles. On est plus habitué à voir les enfants des békés aller dans les écoles privées des békés.

C’est à Paris qu’il passe un bac scientifique au Collège Ste Barbe. Il obtient un diplôme EGC Martinique, Diplôme UC Berkeley en Business Administration, et effectue son service militaire durant 16 mois à l’aide technique auprès de l’industrie locale à PROCHIMIE puis à la SAMIR.

Aujourd’hui Gérant de Mer & Sport au Lamentin et de Puces Nautiques au Marin il est maintenant en politique sur une liste de droite dont le nom en créole annonce l’émergence d’une nouvelle génération de droite décomplexée.

Quand on lui demande comment s’est passé son entrée en politique voici sa réponse.

« Quand Karine Mousseau est venue me demander de faire partie de son équipe, j’ai hésité, car je ne souhaitais pas que les basses attaques des opposants se focalisent sur ma présence et non sur le programme de Fwanswa Doubout.

Mais après une mure réflexion, et n’ayant rien personnellement à me reprocher, ni crime ni casseroles, j’ai décidé de dépasser une habitude locale qui laisserait à faire croire que les békés ne s’intéressent pas à la politique. Conscient de la bombe sociale qui s’amorce, des difficultés à faire prospérer une entreprise ou une initiative en Martinique, J’ai donc décidé avec l’accord de ma femme de faire pour mon pays ma part de travail.

Comme Karine Mousseau, ma volonté est de faire avancer la commune, la Martinique, et les gens de ce pays.

J’ai grandi où mes enfants grandissent, j’ai lu Aimé Césaire qui a dit « Békés vous êtes, nègre je suis. Et puis après ? Donnons-nous la main et puis allons-y ! »

Cette phrase est déterminante dans ma décision.

Et avant que vous me posiez la question, j’y réponds déjà, je ne suis le représentant de personne, je suis juste représentant de moi-même. C’’est-à-dire d’un martiniquais autrement dit un HOMME.

Par contre Je tiens à remercier Karine Mousseau et l’ensemble de la liste Fwanswa Doubout de m’avoir permis de faire partie de cette aventure, une expérience pour faire changer les mentalités.

Si certains y ont vu un risque pour moi ou pour la liste, dans les faits je me suis aperçu qu’il n’en était rien.

Je défends l’idée qu’un changement est possible en Martinique et les martiniquais sont prêts à échanger dans un système ouvert.
Si personne ne prend l’initiative, alors la Martinique ne changera pas.


Il ne faut pas oublier le passé, mais l’avenir est devant nous.

En regardant devant, nous pouvons ensemble franchir et gagner des batailles que nous ne pourrons que gagner collectivement. Les mentalités changent et j’ai pu m’en apercevoir lors de mes visites des quartiers chez les gens.

Même si ça n’échappait à personne que j’étais un béké je n’étais pas reçu en tant que Béké, mais en tant que Franciscains et Martiniquais. Il n’y avait que mes adversaires qui ont essayé vainement de m’attaquer sur un pseudo clivage racial, heureusement la Martinique a beaucoup changé.

Grâce à Karine Mousseau et aux nombreux Franciscains qui ont votés pour la liste Fwanswa Doubout, j’ai maintenant la possibilité de me mettre au service de ma commune, des gens et de l’économie.

J’ai cette envie de comprendre d’entendre et de partager. En tant que conseiller municipal même d’opposition je le ferais avec passion, et cela malgré les nombreuses menaces et intimidations téléphoniques, que l’on voudrait me faire juste pour mesurer mon engagement.
Je ne peux pas être martiniquais et avoir peur des martiniquais, quand bien même je suis un béké. »

N’ayant plus rien à nous dire nous nous sommes séparés en nous promettant de constater à l’usage du temps si les mots sont en cohérence avec les actes.

Pour MAKAC LA si il est admis que les békés sont des martiniquais il est donc évident qu’ils ont aussi le droit d’avoir et de défendre leur idées.

Même s’il existe des petits malins qui veulent nous faire croire que nous sommes tous créoles, vous constaterez à ce propos qu’il existe autant d’idiots békés que nègres pour défendre de telles thèses.

Ce béké qui ne cache pas qu’il est un béké mais qui revendique d’être autant que nous martiniquais a une audace plus que plaisante.

Nous lui disons donc si ou pè pas pé bondié paka bay chay sans toch.


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