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22 mai 2014 les femmes martiniquaises ont-elles-pris le pouvoir du Vietnam Héroique?




L’idée selon laquelle il serait bien de cesser de fêter le 22 mai ne cesse de faire son chemin. Elle laisse place à une impulsion plus noble qui consiste à comprendre que la commémoration est le vrai chemin à suivre. Tous ceux qui ont participé à l’idée d’en faire une journée chômée et fériée, n’avaient pas imaginé qu’on en ferait un jour, une journée de loisir.


De génération en génération le flambeau se transmet, et si à l’origine de toute cette affaire il y avait un Armand NICOLAS, puis un Marc PULVAR, personne n’oubliera que pour faire le nombre, et donner l’illusion d’un peuple déterminé, c’est les enfants de l’école de L’AMEP dirigé par Jean Louis FONSAT que l’on mettait à défiler dans les rues. Ils étaient mis au milieu du cortège au cas où si un coup ou si un coup de feu était tiré qu’il tue d’abord un adulte, et pas l’enfant de la personne.

Lorsque l’on a vécu cette expérience de 22 mai naissant, cela a forcément une dimension symbolique, historique, un peu comme un phare que l’on recherche en période de brume pour un marin averti surpris en haute mer.

Ce 22 mai se déroule depuis déjà plusieurs années dans un lieu symbolique que le conseil municipal de Fort de France a dénommé le Rond-Point du Vietnam Héroïque. Toute l’année l’objectif est de passer au plus vite ce nœud de la circulation. Sauf que depuis quelques temps depuis que les autorités ont supprimé un jet d’eau dont la réserve se transformait en nid à moustique, une poignée d’irréductibles du tambour à peau, né à l’époque où on disait aux petits des nègres qu’ils étaient de la descendance des gaulois, font résistance sur cette place un jour de l’année de manière aussi spontanée que répétitive.

Cette année il n’était pas une poignée, mais sans doute un bon millier à occuper la place, autour du thème du 22 mai. Il n’y avait pas là de représentants politiques, ni de l’état, et encore moins de l’Europe. Il y avait une foule compacte dont la principale caractéristique était d’être haranguée par des femmes.

Des femmes anonymes qui avaient laissé leurs obligations chez elles, et qui étaient venues chanter, monter au ka, souffler dans les conques de lambis et se lâcher sur la place publique.

Ces femmes ne se cachaient pas

Derrière un mâle dominant,

Elles ne faisaient pas le nombre,

Elles étaient actrices de leur présent,

Et leur sincérité derrière leurs instruments,

Ne pouvait que redonner espoir,

Même si on était subjugué

Par l’éclat de leur beauté.

Dans une Martinique où nos politiques n’ont plus de doctrine, de projets ou de futur à nous proposer, regarder le peuple en toute conscience « glorié » un jour comme le 22 mai de cette manière-là était le signe que tous les espoirs sont encore possibles à commencer par celui qui consiste à renvoyer chez eux nos hommes et femmes politiques qui utilisent leur pouvoir d’action au seul dessin de leurs projets personnels ou de clan.

Oui « nom ami de réflexion » a peut être raison, quand malgré tous les efforts de tous on n’arrive pas à faire bouger les plateaux de la balance, il faut savoir oser faire exploser cette balance !

Les femmes martiniquaises ne vont plus à la pesée , elles se jettent dans l'arène comme des reines!

BENNY-PHOTOS


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