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Et si cela faisait longtemps que le BTP est mort en Martinique !


Rédigé le Lundi 25 Avril 2016 à 13:24 |
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Nous connaissons tous cet adage selon lequel : Quand le BTP va tout va. C’est dire l’importance de ce secteur dans l’économie. En Martinique quand le BTP ne va pas bien tout va bien quand même !


Vingt mille personnes dans un secteur c’est beaucoup et pas beaucoup.

Vingt mille personnes c’est trois fois moins que le nombre de chômeurs enregistré en Martinique. Ceci n’est pas une découverte, c’est la réalité depuis des dizaines d’années et il n’y a pas de révolution malgré la souffrance prétendue, engendrée par le chômage.

Mais c’est aussi beaucoup quand on connait la précarité des emplois dans le monde du BTP. Le non respect des conditions de travail, font de se secteur, la branche où la précarité est l’ADN du métier. Le contrat de chantier spécialement élaboré pour ce secteur est un souffle pour les patrons, c’est parallèlement un poignard pointé dans le dos des ouvriers. Tu seras tué quand je n’aurais plus de boulot.

Le BTP est donc un secteur où la relation de confiance ne peut s’établir. La relation ne peut être durable car éphémère.

La preuve, le BTP est le secteur professionnel où la formation continue est la plus absente ! Pourquoi vais-je donc former un ouvrier que je ne vais pas garder ? Et si je le garde pourquoi vais-je qualifier quelqu’un qui me demandera une augmentation, sur la seule base de sa nouvelle qualification et ,qui deviendra tôt où tard , mon concurrent . Bon ouvrié paka rété kay patron.

C’est le type de question que se pose un patron de BTP réaliste, on ne peut imaginer un futur dans un système ou la logique est celle du ko prévisible.

Et si cela faisait longtemps que le BTP est mort en Martinique !

La logique du KO est inéluctable dans un système désorganisé.

La logique des prix.

La loi SAPIN interdit les ententes sur les prix. Les prix sont donc libres. Alors combien coute un mètre carré de carrelage en Martinique si toutes les charges sont prises en compte. L’installation de chantier, l’approvisionnement, la réalisation des travaux, le nettoyage, le salaire de l’ouvrier, le paiement des charges sociales, le prix de la matière première.

En France le prix du mètre carré de carrelage est hors installation de chauffage au sol de 60 à 80 euros. Ce sont les prix du BATIPRIX. BATIPRIX est la bible des prix des ouvrages réalisés dans le secteur du BTP. Cette bible est alimentée sur la base des accords des syndicats professionnels qui respectent leurs engagements

En Martinique il n’y a pas de BATIPRIX. N’ayant pas de corporation efficace secteur par secteur la logique des prix est la suivante « c’est la mort du brigot qui fait le bonheur du soldat ». Hors achat de la matière première en job le prix du mètre carré peut atteindre douze euros en Martinique.


Alors que faire ?

José HAYOT disait durant une émission télévisée : « Je ne vois pas comment on peut développer un pays avec une majorité de salaire au SMIC » La réalité est là. La culture de la précarité ne peut engendrer que la précarité. Avec des salaires trop bas la qualité est au second plan, avoir est déjà une première performance. Le développement du logement social correspond à la même logique, il est l’une des premières causes de la faillite d’entreprise du bâtiment.

La commande publique n’est pas en reste de ce mouvement de fond de duperie sur les prix. Sommés par leurs électeurs de faire plus, les responsables des collectivités locales, avec la complicité de leur bureau d’études, lancent des appels d’offres dont les prix sont en dessous de la réalité des coûts de production, au regard des contraintes locales. Un prix de marché n’est pas un coût de revient.

Certains entrepreneurs trouvent le moyen de proposer des prix inférieurs à la cotation des bureaux d’études en toute connaissance de cause, apeurés par l’idée du carnet de commande vide. On devrait solidariser la dette sociale des entreprises à celle des donneurs d'ordres durant la période du chantier, afin d'obliger ces derniers à proposer aux entreprises le juste prix.

Dans un système de non confiance sur les prix et de dévaluation de la valeur du travail réalisé, où c’est la mort de votre voisin qui devient votre seul salut, on peut considérer que le secteur du BTP est sans futur.


Peut-on continuer ainsi

Peut-on continuer ainsi : Faire tourner la lessiveuse qui consiste à se faire laver plus blanc que blanc par le tribunal de Commerce ? Ce n’est pas sérieux ce n’est pas durable ce n’est pas honnête de déposer des bilans d’entreprises en même temps que sa fortune personnelle est en augmentation. Ce n’est pas sérieux d’envoyer des entreprises au casse pipe et en plus en ne les payant pas lorsqu’on est un élu politique.

Mais pourquoi donc ce problème du BTP prend t’il aujourd’hui cette tournure ? Autant la collectivité unique a tué des élus en réduisant leur nombre, autant maintenant la seule collectivité territoriale de Martinique va réduire le champ du business potentiel des entreprises de BTP. Les entrepreneurs l’ont compris

Cela ne fait que commencer.

Alfred MARIE JEANNE sur RLDM mettait en garde les entrepreneurs ; il disait qu’il n’accepterait aucun blocage de la collectivité territoriale de Martinique. C’est donc une affaire à suivre.



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Editorial du Jour / Moi je ne peux pas manger avec eux !

Bonjour : Alors qu’il venait de suspendre la séance et qu’il ne savait pas que son micro était encore ouvert Claude Lise a laissé parler son cœur.



Cette phrase a suivi une sécance émotion très forte durant laquelle les syndicats, dans une voix très posée et accompagnée du personnel visiblement en détresse, licencié, implorait un échange avec l’exécutif.

Editorial du Jour / Moi je ne peux pas manger avec eux !
« Je suis tellement écœuré dit-il que même pour ceux qui sont proches de moi je ne peux pas manger avec eux ! » Ce sont les dernières paroles de Claude Lise ,vérifiables sur la bande-vidéo d’enregistrement de la plénière.
20092018_editorial_claude_lise.mp3 20092018 editorial Claude Lise.MP3  (2.77 Mo)


Victor HAUTEVILLE
21/09/2018

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