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LE PLUS GRAND SCANDALE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE


Rédigé le Jeudi 25 Mars 2010 à 08:39 |

Par Lenaïf /lupourvous :: La France est une république de voyous, et ce scandale de la zone franc confirme bien ce que nous constatons dans le fonctionnement cette république. Les observations du Professeur
Nicolas AGBOHOU mettent en lumière les relations asymétriques et néo-coloniales entre la France et les pays de la zone CFA.


LE PLUS GRAND SCANDALE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
La zone Franc et sa monnaie le franc CFA constituent le seul système monétaire colonial au monde à avoir survécu à la décolonisation. La mise en place progressive de ce système est le résultat de choix stratégiques de la France mettant l’entreprise de colonisation au service des intérêts économiques français.

Les monnaies africaines sont supprimées et des banques privées appartenant aux colons mais contrôlées par la France sont créées. La puissance coloniale exploite les matières premières des colonies pour alimenter l’industrie française et utilise les colonies comme débouchés pour les produits français.

Suite à la crise de 1929, la France accentue son repli sur l’empire colonial pour protéger son économie et son commerce extérieur. La création de la zone Franc en 1939 offre le moyen de pérenniser cette stratégie : les échanges avec des pays extérieurs à la zone franc sont interdits, ce qui cimente les liens économiques et commerciaux entre la France et son empire.

La monnaie franc CFA (Colonies Françaises d’Afrique) est quant à elle créée en 1945 afin que la dévaluation du franc français au sortir de la guerre n’affecte pas les marchés des possessions africaines de la France. Celle-ci conserve ainsi le leadership dans le commerce extérieur des colonies et réaffirme sa suprématie sur son empire. Au moment des indépendances, la quasi-totalité des anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne décide de rester dans le giron de la France en signant des accords de coopération monétaire et en adhérant de ce fait à la zone franc. Le franc CFA est d’ailleurs renommé franc de la Communauté Française d’Afrique en 1958. Mais la Guinée refuse cet assujettissement monétaire et sort de la zone franc dans un coup d’éclat. Le président Sékou Touré veut une réelle indépendance politique et économique pour la Guinée, et pour ce faire crée le franc guinéen et quitte la zone en 1960. Au Togo, ancienne colonie allemande membre de la zone Franc depuis 1949, des voix s’élèvent également contre le franc CFA en la personne du président Sylvanus Olympio. La sortie de la zone est prévue pour 1963 mais Sylvanus Olympio est assassiné juste avant que l’indépendance monétaire du pays ne soit acquise.

Ce n’est que dix ans plus tard, en 1973, que la zone connaît de nouvelles modifications avec la sortie de la Mauritanie et de Madagascar. C’est également à la période des indépendances que des banques centrales dont seulement la moitié des administrateurs sont des représentants africains sont créées pour émettre le franc CFA.
Les présidents de ces institutions sont néanmoins français et restent maîtres de toute décision. Pendant les années 1970 la zone Franc connaît des ajustements à la fois techniques et symboliques : révision des accords de coopération monétaire, déménagement des sièges des banques centrales de Paris à Dakar et Yaoundé, diminution du nombre de représentants français au sein des Conseils d’Administration. D’autre part deux nouveaux pays signent des accords de coopération avec la France et adoptent le franc CFA : la Guinée Équatoriale en 1985 et la Guinée-Bissau en 1997. Malgré ces changements, la France garde la mainmise sur la politique monétaire de la zone franc dont les pays subissent des choix économiques et monétaires dictés par les intérêts français. La France va même jusqu’ à décider unilatéralement de la dévaluation du Franc CFA en 1994. La zone Franc : une gestion et des principes au service des intérêts français.

La zone franc englobe donc aujourd’hui quinze pays : huit pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo), six pays d’Afrique centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad) et les Comores. C’est une organisation financière, monétaire et économique, dont le coeur est la France et l’instrument principal le franc CFA. Cette organisation, gérée par la France, s’appuie sur des institutions africaines : la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC), la Banque Centrale des Comores (BCC). Le système franc CFA est basé sur quatre grands principes : la centralisation des réserves de change au Trésor public français, la fixité de la parité franc CFA/euro, la libre convertibilité du franc CFA à l’euro, et la libre circulation des capitaux entre la France et les pays africains de la zone franc.

A ces principes s’ajoutent la participation française aux instances de direction des banques centrales africaines, pièce maîtresse du système CFA puisqu’elle garantit l’application sans faille des quatre principes précédemment cités. La centralisation des réserves de changes : un principe qui bloque l’économie des pays de la zone franc. Chaque banque centrale de la zone Franc possède un compte d’opérations au Trésor public français et doit y déposer une partie de ses réserves de monnaie.

Depuis 2005, 50% des réserves de change doivent être stockées sur le compte d’opérations en France (jusqu’en 2005 ce pourcentage était de 65). Il y a donc actuellement environ 8000 milliards de francs CFA venant de la BCEAO et la BEAC stockés au Trésor public, soit plus de 12 milliards d’euros. C’est autant d’argent qui est amputé du budget des États de la zone franc.

La France rémunère les banques centrales africaines en intérêts, tout en se servant au passage grâce à des placements privés (des sommes dégagées au profit de la France qui se comptent en centaines de millions d’euros). Pire, la part d’intérêts versée aux banques centrales est comptabilisée dans l’Aide Publique au Développement !

Dépouillés de la moitié de leurs recettes, les pays africains de la zone franc se retrouvent ainsi dans une situation économique et sociale très difficile, d’autant plus que la France leur impose une rigueur budgétaire (c’est-à-dire une baisse des dépenses publiques) pour que l’approvisionnement du compte d’opérations soit garanti.

La parité fixe franc CFA-euro : une entrave à la compétitivité des économies africaines dans le monde .Hier lié au franc français, le franc CFA est aujourd’hui arrimé à l’euro, c’est-à-dire que la valeur du franc CFA sur les marchés mondiaux dépend de celle de l’euro. Autrement dit, les pays africains de la zone franc n’ont pas le contrôle de leur politique de change et subissent les fluctuations du cours de la monnaie unique européenne. Les recettes de leurs exportations doivent être converties en euro avant de l’être en franc CFA, ce qui signifie que si la conversion entre l’euro et les monnaies étrangères fluctue, les recettes des pays africains de la zone franc fluctuent également. Actuellement la valeur de l’euro se renforce par rapport aux monnaies étrangères. Par conséquent, la compétitivité des pays de la zone euro, et donc de la zone franc, diminue par rapport au reste du monde. Une baisse de la compétitivité signifiant une plus grande difficulté à vendre ses produits sur le marché mondial, les conséquences pour les pays africains de la zone franc d’un arrimage à une monnaie forte comme l’euro sont considérables : les économies restent faibles, et les populations se paupérisent car les matières premières quelles produisent ne peuvent ni être exportées ni être transformées. La libre convertibilité franc CFA/ euro et la libre circulation des capitaux ou comment légaliser la fuite des capitaux. La libre convertibilité s’applique des pays africains de la zone franc à la France et inversement, mais ne concerne pas les échanges entre les trois zones du système CFA .

Ce principe facilite les investissements français en Afrique, le rapatriement des capitaux, et l’importation par la France de matières premières, mais bloque les échanges inter- africains. Les principes de libre convertibilité et libre circulation des capitaux favorisent également la fuite des capitaux de l’Afrique vers la France.

Les entreprises françaises installées dans les pays africains de la zone franc peuvent rapatrier librement leurs liquidités vers la France et les transferts d’argent entre la France et l’Afrique s’opèrent sans entraves au profit des élites françafricaines. La participation française à la gestion des banques centrales africaines. Dans les trois banques centrales de la zone franc, des administrateurs français siègent aux Conseils d’Administration (CA).

Dans les faits, la présence d’administrateurs français garantie par les statuts des banques centrales confère à la France un droit de veto lors de la prise de décision. Au CA de la BCC, 4 administrateurs sur 8 sont français alors que les décisions doivent être votées à la majorité. A la BCEAO seuls 2 administrateurs sur 16 sont français, mais l’unanimité est requise pour toute décision majeure (et notamment la modification des statuts). La situation est la même à la BEAC avec 3 administrateurs français sur 13.

Le pouvoir de la France dans ces institutions est donc considérable et la présence de représentants français garantit la mise en oeuvre de tous les principes centraux du système CFA. Un système monétaire qui constitue une entrave à la souveraineté des États africains de la zone franc. Le franc CFA est un liant qui cimente les relations économiques entre la France et les pays africains de la zone franc. Ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique économique et monétaire, domaine pourtant constitutif de la souveraineté d’un État. Preuve en est la dévaluation de 1994 décidée unilatéralement par la France. Malgré le passage à l’euro, la France garde la mainmise sur la zone franc, alors même quelle n’est plus émettrice de la monnaie d’arrimage.
L’adoption de l’euro aurait pu se traduire par une disparition du pouvoir tutélaire de la France sur ses anciennes colonies, or la France a obtenu que les accords de coopération monétaire de la zone Franc ne soient pas affectés par l’intégration européenne. Cinquante ans après les indépendances, la politique monétaire de la zone franc reste donc décidée par la France en fonction de ses intérêts propres.

Cinquante ans pendant lesquels cette politique a été complètement déconnectée des vrais enjeux du développement africain tout en permettant à la France de contrôler économiquement et politiquement ses anciennes colonies au profit de son économie nationale, et au préjudice du développement des relations entre pays africains.

Le modèle imposé par le système franc CFA induit une verticalité des échanges (Nord-Sud) au détriment dune coopération horizontale (Sud-Sud).

Un tel système financier, au service des intérêts économiques et politiques de la France, ne peut pas être le vecteur de l’autonomie monétaire et du développement.

Il perpétue les relations asymétriques et néo-coloniales entre la France et les pays de la zone CFA.
Et on continue de crier Liberté  Egalité  Fraternité !!!!




1.Posté par LaCorbeille le 21/06/2011 08:10
Dommage que la mémoire du naif oublie les socialistes voyous ...
un Le 29 janvier 2003, Roland Dumas est relaxé par la cour d’appel de Paris.
Les autres condamnés ont vu leurs condamnations confirmées, mais avec des peines moins lourdes qu’en première instance.
Loïk Le Floch-Prigent est condamné à trente mois de prison ferme, Alfred Sirven à 3 ans de prison. Christine Deviers-Joncour est condamnée à 30 mois de prison dont 18 fermes.Le fils aîné de l'ancien chef de l'Etat, Jean-Christophe Mitterrand, a également été relaxé des accusations de trafic d'armes. Mais il a toutefois été jugé coupable pour avoir mis les vendeurs en contact avec le régime angolais en 1993 et d'avoir perçu en récompense de ses services 2,6 millions de dollars. Pour ces faits, Jean-Christophe Mitterrand a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende. Ajouter Henri Emmanuelli,Michel Reyt francmaçon socialiste et d'autres chercher pour trouver .Et la Martinique n'est pas en reste avec ses élus et directeurs de cab anciens détenus...provisoire pour les besoins de l'enquête.La république des voyous c'est aussi dans la baignoire de Joséphine .

2.Posté par Lecteur le 21/06/2011 08:30
Rien à voir avec les socialistes qui ne sont pas différents des autres politiques. Si on faisait une enquête sur les pratiques de certains élus il est certains que l'on découvrirait des choses pas très reluisantes.
Dans les collectivités les maires ont installés leurs enfants.
A la Région 97200 le même registre et pire les copains des enfants quand ce n'est pas le concubin !!!
Au Conseil Général tous les records sont battus
Communauté de communes encore
Alors messieurs du Naïf et autres taisez-vous ou dites la vérité...

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Victor HAUTEVILLE
14/03/2019

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