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R. CONFIANT A TRAITE LE PEUPLE MARTINIQUAIS D'ETRON ET AUJOURD'HUI .... Par Camille Chauvet


Rédigé le Lundi 5 Décembre 2011 à 13:05 |


R. CONFIANT A TRAITE LE PEUPLE  MARTINIQUAIS D'ETRON ET AUJOURD'HUI .... Par Camille Chauvet
Dans Montraykreol Raphël Confiant a traité le Peuple Martiniquais de d'Etrons et aujourd'hui ,on peut lire dans ce webzine:

Ce jeudi 1er décembre 2011 sera à marquer d’une pierre noire (ou blanche) dans la désormais longue histoire politique de la Martinique. En effet, le président de l’exécutif, Serge Letchimy (par ailleurs, président du Parti Progressiste Martiniquais), s’est permis de traiter l’opposition, à savoir les Patriotes martiniquais et sympathisants, de « squatters » !!!Outrée, l’opposition s’est levée comme un seul homme et a immédiatement quitté l’hémicycle, une première au Conseil régional. Faut-il rappeler à monsieur Letchimy et à ses aboyeurs qu’ils n’ont été élus qu’avec 47% des voix, c’est-à-dire par une minorité de Martiniquais alors que la précédente mandature, celle d’Alfred Marie-Jeanne (président du Mouvement Indépendantiste Martiniquais), l’avait été avec 53% des voix ? Faut-il lui rappeler qu’en démocratie, la majorité (fut-elle médiocrement élue comme c’est le cas) a le devoir, sinon l’obligation, de respecter l’opposition ? Faut-il lui rappeler que l’époque des Tontons-Macoutes et de François Duvalier, qui se réclamait de la Négritude, est révolue ?
A MONTRAY KREYOL, nous tenons à dénoncer fermement cette dérive autocratique à un moment où la Martinique traverse une phase critique de son histoire avec près de 32% de chômeurs (dont 65% chez les jeunes de moins de 25 ans), où notre économie est en berne et où la violence, la drogue, la délinquance en col blanc etc…se développent à une vitesse exponentielle.Bel exemple pour les nouvelles générations !


Et l'exemple de R.Confiant ? R.Confiant à la mémoire courte,il peut traiter le Peuple d'Etrons et - même les zoreilles utilisent cette appellation contre nous -... et pour le mot squatter il est touché et donne la leçon... Sans compter le racisme sociale quand il traite le quartier bô- kannal de trou à caca... nous l'attendons d'ailleurs avec du caca à chaque carnaval et il évite la zone... non vraiment il faut arrêter. R.Confiant qui pleurait au pied d'Aimé Césaire associe la négritude au macoute !!!! vraiment !!! Faudrait-il ici une guerre civile pour régler nos inutiles conflits ?




1.Posté par Henri PASTEL le 06/12/2011 14:44
Je ne commenterai pas les propos de Confiant concernant Monsieur Letchimy. Ce dernier est assez grand pour le faire lui-même. Je voudrais seulement signaler à Raphaël qu'il fait un amalgame étonnant lorsqu'il assimile François Duvalier à la Négritude. Raphaël le sait parfaitement, puisqu'il a écrit une somme sur le dictateur haïtien. Ce dernier en effet était le fondateur et défenseur du NEGRISME, concept qui n'a rien à voir avec celui de la NEGRITUDE de Césaire, Damas et Senghor.
Raphaël, tu le sais parfaitement, alors pourquoi avoir introduit VOLONTAIREMENT dans ton texte fausse cette confusion ?
J'en reste là !

2.Posté par Pour Camille et Raphël le 06/12/2011 21:01
LA PROVOCATION Texte de Didier Francfort

1.Le rapprochement des figures de Serge Gainsbourg et de Jean-Marie Le Pen dans un même dossier sur la provocation a de quoi surprendre et choquer. Le statut de l’œuvre d’art donne à son auteur une forme d’immunité qui, suivant l’image classique du fou du roi ou de l’enfant prêt à dire que le roi est nu, autorise à manier la dérision en renversant les valeurs et en dépassant les limites de la morale et du bon goût. En revanche, l’appel à la violence, l’attaque personnelle de ses adversaires, l’usage calculé de l’injure ou des propos renversant de façon choquante ce qui semble admis, tout cela constitue une attitude relevant de la provocation politique qui n’a pas la dignité et la légitimité de la provocation artistique. Faire de la provocation en politique risque de donner à l’instance concernée une valeur d’abord et avant tout esthétique, ce qui, selon l’analyse devenue classique de Walter Benjamin, est un signe de présence du fascisme. Si le terme de fascisme est en grande partie inadéquat, bien des discours racistes, xénophobes, sexistes cherchent une forme de légitimation en se réclamant de la dissidence face à ce qui serait « politiquement correct », sans qu’à aucun moment en France on ait pu définir de façon comparable aux États-Unis à quoi correspond cette « correction ». L’autonomie des instances culturelles et politiques est ainsi une forme de garantie démocratique. Pourtant, l’usage commun du terme de provocation dans le champ esthétique et dans le champ politique implique une réflexion. C’est pour préciser la possibilité d’un dialogue entre histoire politique et histoire culturelle sur ce thème commun de la provocation qu’un colloque a été organisé à l’université Nancy-II en décembre 2003 sous le titre de « Culture de la provocation ». Ce dossier reflète une partie de ce qui s’y est dit. Il sera complété par un ouvrage de réflexion collective à paraître en février 2007 aux Presses universitaires de Nancy. Le fait de rapprocher provocation politique et provocation artistique ne signifie pas que l’approche culturelle mette tout à plat et identifie les deux instances. Le rapprochement permet cependant de préciser l’objet.

2 .Tout ce qui dérange, perturbe, transgresse n’est pas obligatoirement de l’ordre de la provocation. Les grandes ruptures dans l’histoire des productions culturelles, telles que l’abstraction, la déconstruction des schémas narratifs romanesques, l’atonalité n’ont pas été pensées comme un défi au sens commun, mais comme l’aboutissement d’une évolution. La contribution de Jean-François Sirinelli donne des éléments de définition précis du mécanisme transgressif de la provocation. Ce qui est perçu comme provocateur révèle le seuil de permissivité des sociétés. La Hollande des « provos » a été en grande partie oubliée, remplacée dans l’imaginaire européen par l’image, nettement moins politisée, des coffee shops. Le Swinging London de Carnaby Street est perçu, dans les années 1960, comme un îlot de liberté provoquant l’Europe entière. Il est un autre domaine lié à la provocation, celui du désir, où l’attitude provocatrice ne relève pas de la logique du duel. Mais ce qui est provoquant est-il d’ailleurs provocateur ? Il s’agit toujours d’une forme de réactions en chaîne, la provocation étant l’élément premier, déclencheur, catalyseur du processus. Les figures de provocateurs apparaissent a posteriori comme éminemment nécessaires à l’évolution des grands courants culturels. Dans un numéro spécial de Télérama paru en août 2006, Erwan Desplanques a constitué tout un dossier dans lequel artistes et créateurs s’interrogent : que sont devenus les provocateurs depuis l’époque glorieuse de Serge Gainsbourg brûlant, sur la couverture de l’hebdomadaire, son légendaire « Pascal » ? Coluche est perçu comme un philanthrope plus que comme un provocateur et figure à ce titre dans le panthéon médiatique, mettant le général de Gaulle en ballottage au sein du classement destiné à célébrer le Français le plus illustre.

3. Les contributions réunies dans ce dossier n’épuisent pas la question des usages multiples et contradictoires de la provocation. Elles mêlent non seulement des réflexions générales sur ce que l’histoire culturelle peut trouver dans les attitudes provocatrices, mais aussi des approches monographiques montrant qu’il ne suffit pas de classer comme provocatrice une personnalité ou une attitude pour comprendre les modalités de ce positionnement. Denis Saillard met en évidence la présence d’une logique provocatrice dans un genre souvent présenté comme conformiste : le théâtre de boulevard. En revanche, l’exemple de la version reggae de La Marseillaise de Serge Gainsbourg relève sans doute de la provocation, mais doit être replacé dans l’histoire des adaptations et des détournements d’hymnes nationaux, qui ne se situent pas sur le terrain de la profanation. La provocation n’existe alors que s’il y a offensé. L’incident créé par l’indignation proclamée de Michel Droit, relayée par des parachutistes en colère, a contribué au succès durable de cette version de l’hymne. La provocation est alors une modalité de diffusion, de mutation d’une œuvre d’avant-garde en une œuvre de culture de masse. On pourrait presque parler, à cet égard, de transfert culturel entre usages sociaux très différenciés d’une même production. Cela permet aussi de décrypter des stratégies conscientes d’occupation d’un champ culturel. En provoquant, on atteint des cercles inespérés du public le plus large. L’attrait de la transgression, le goût du scandale ont pu ainsi bénéficier à la diffusion de productions qui n’étaient peut-être pas destinées à provoquer, mais que l’on a classées comme provocatrices. Le succès est alors suspect et l’on peut accuser écrivains et artistes d’« inauthenticité », de nourrir des soucis plus commerciaux que créatifs, en jugeant leurs productions comme de simples provocations. L’approche historique des provocateurs permet de réévaluer l’importance de personnalités trop vite jugées comme secondaires parce que provocatrices, de Marcel Sembat aux musiciens « bruitistes » futuristes. La transgression des normes généralement admises est le fait d’individus que l’on ne saurait simplement désigner comme des prophètes incompris, extérieurs à leur société. Ainsi, l’approche historique de la provocation amène peut-être à dépasser les oppositions trop simples entre cultures savantes ou d’élites et culture de masse, entre tradition et avant-garde, entre « main stream » et « underground ».

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Mon opinion c’est que si j’avais 20 ans , moi aussi je partirais de la Martinique, si j’en avais les moyens.
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Victor HAUTEVILLE
13/02/2019

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