Connectez-vous S'inscrire




Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Saé repond à Monthieux!


Rédigé le Lundi 15 Août 2016 à 13:39 | Lu 373 fois


MAKACLA est de plus en plus lu et moins d'une heure ares la diffusion de la tribune d' Yves Léopold Monthieux Robert Saé réagissait. Merci cher Robert de nous accorder cet honneur. Un lecteur comme vous c'est une couronne de lauriers ! Une récompense pour le travail que nous voulons envisager.
Voici la réponse de Saé. Puisque Makac la m'invite à réagir à l'article de Yves Léopold Monthieux, je voudrais simplement inviter ceux qui ne l'auraient pas fait à lire la tribune que j'ai publiée et à juger par eux mêmes de l'adéquation des commentaires de M. Monthieux avec les positions que j'ai émises. Peut-être qu'une relecture plus posée permettra-t-elle au commentateur lui-même de reconsidérer ses interprétations.
RS


Photo ANTILLA
Photo ANTILLA

Le texte original

TURQUIE, UNION EUROPÉENNE ET PEINE DE MORT

Les dirigeants européens ont été contraints de se démarquer de leur allié, le dicta-teur turc Recep Tayyip Erdogan, quand celui-ci a annoncé son intention de réta-blir la peine de mort qui, disent-ils, est « contraire aux valeurs des pays membres de l’Union Européenne ». La peine de mort a, en effet, été abolie – plus ou moins récemment- dans les pays en question. C’est assurément un énorme progrès qu’y ait été admise l’idée que rien ne peut justifier cette barbarie permettant que des institutions puissent décider de mettre fin à la vie d’êtres humains, fussent-ils des criminels, par la décapitation, la pendaison, l’exécution sur une chaise électrique ou par injection létale.

Pour autant, les pays membres de l’Union Européenne s’accommodent très bien d’une autre forme de peine de mort conforme aux « valeurs » de leur système capitaliste et qui frappe massivement des dizaines de milliers de personnes : salariés, chômeurs, agriculteurs, retraités, etc. Par charrettes, ces victimes des prédateurs qui règnent dans la jungle de leur économie de marché, sont inculpées et subissent les verdicts émis par le tribunal des grands capitalistes et de leurs gouvernements aux ordres. Le procès se déroule selon leurs règles : une kyrielle de procureurs, politiques, jour-nalistes, économistes autorisés, se succèdent pour présenter leur réquisitoire : « Ces prévenus sont une charge pour la société et ne font pas assez d’efforts pour le développement économique. De plus ils osent s’opposer au besoin de compétitivité et à la remise en cause des conquêtes sociales ! » Les accusés ne sont pas autorisés à se défendre. Et les juges, refusant toute circonstance atténuante à ceux qui invoquent une quelconque légitime défense contre les attein-tes à leur vie, décident de la sentence, en toute conscience des effets de celle-ci. La peine de mort n’est pas énoncée explicitement mais elle est exécutée sans faille. Comble du cynisme, son application est laissée aux condamnés eux-mêmes : Au choix, mort par absence d’alimentation ou par manque de soin ou encore plus radicalement par le suicide.

On aura compris que la lutte contre la peine de mort n’en est pas à son terme. Elle le sera, d’une part, quand seront destitués et jugés ces tribunaux d’exception qui, au nom du système capitaliste, préméditent des mises à mort relevant du génocide et, d’autre part, quand la protection de la vie de tous les êtres humains sera inscrite dans les constitu-tions et, surtout, dans la réalité.


En cliquant sur l'un de ces boutons vous allez connaitre mes centres d'intérets En savoir plus sur cet auteur

Actualités MQ. | INTERNATIONAL | Entreprendre en MARTINIQUE | Espace serviciel | MAXIMMMEDIA | POLITIQUE | EDITO | FEMME en MARTINIQUE | LOISIRS