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Un peuple pleure, une notoriété vole en éclat, le Brésil KO debout est ce la fin d'un monde? par Roger TRANQUILLE




Après le cataclysme de la demi-finale : Brésil / Allemagne 1 – 7 Des images de dérision, symbolisant l’amertume du réveil, au lendemain d’une demi-finale à l’incroyable scénario.



Le Christ en pleurs, le drapeau brésilien revu et corrigé avec les sept ballons dans les buts brésiliens, un terrain en pente qui serait le plan B pour revenir à hauteur de l’Allemagne.

Les internautes s’en sont donnés à cœur joie, comme pour enfoncer davantage le couteau dans la plaie.
Même certains journalistes et consultants de grandes chaines de radio et de télévision, n’ont pas été avares de moqueries.

On a tous ou presque, oublié que le sport, et singulièrement le football sont ainsi faits, ce qui donne tout son charme à la discipline, car en réalité il n’y a pas 7 buts d’écart entre le Brésil et l’Allemagne, comme l’Allemagne vainqueur de la France ne lui était pas tellement supérieure, contrairement à ce qu’ont pu dire les journalistes, que les statistiques contredisent.

Mais que sera l’après coupe du Monde 2014, pour le Brésil ?

On a beaucoup imaginé une explosion de colère de la population des Favelas en cas d’échec de la Seleçao, les unités antiémeutes de la police militaire, sont à pied d’œuvre, mais le choc, attendu n’a pas eu lieu, dans la dimension prévue.

Ce choc aura peut-être lieu ailleurs et plus tard dans la soirée. Mais non ! Les gens ont perdu leurs repères, sont hagards, déambulent dans les rues l’âme en peine, la corde sensible est touchée, les bars sont presque vides, le peuple brésilien est KO debout, le Brésil pleure.

Comment réagira cette population ?

Se remette de ce camouflet infligé par les Allemands, c’’est la première fois depuis sa création, qu’une demi-finale de coupe du Monde est sanctionnée par un tel score, et lorsque la « victime » s’appelle le Brésil, le phénomène est amplifié, très dur à avaler.

Comment la gouvernance brésilienne, va-t-elle gérer cette situation ?

Le Brésil, pays émergent mais avec une population des quartiers pauvres des Favelas en ébullition, à cause d’une coupe du monde qui les a écartée de ce football, leur bien le plus précieux, ce Brésil présente certainement un calme apparent, celui qui précède la tempête, on souhaite le contraire.

Il conviendra de faire face à l’ardoise que laissera l’organisation d’une coupe du Monde qui a échappé à sa sélection nationale : 10 milliards d’euros d’investissement pour 3 milliard et demi de retombée, la FIFA empochant la plus grosse part, soit un peu plus de 7 milliards.

Une génération de footballeurs qui portera encore longtemps les marques au fer rouge de cet échec, de cette humiliation de la demi-finale face à l’Allemagne. Des Allemands certainement talentueux, mais pas au point d’infliger une pareille déroute aux Brésiliens, sur leurs terres, ils étaient beaucoup plus forts mentalement que leurs adversaires.

Les Allemands depuis Bismarck, en passant par Hitler, semblent programmés pour dominer les autres.

O rage o désespoir ! Le Brésil va devoir se réveiller et sortir de cette torpeur, il faut être Brésilien pour ressentir cela, le football est religion dans cette grande nation qui demeure malgré tout une grande nation du football, mais devra faire preuve d’humilité désormais, pour entamer la reconquête de sa notoriété hélas écorchée.


Roger TRANQUILLE

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