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RODOLPHE DESIRE MAIRE DU MARIN REPOND A GARCIN MALSA MAIRE DE SAINT- ANNE


Rédigé le Dimanche 16 Mai 2010 à 21:45 |

TRIBUNE LIBRE : Par Rodolophe Désiré : Depuis quelques jours le Marin est l’objet d’une avalanche d’attaques venant de Monsieur Garcin MALSA, maire de la commune de Sainte-Anne, concernant une opération de dragage destinée à mettre à niveau le chenal d’accès au centre de carénage du Marin, un équipement appartenant à la Ville du Marin et transféré en gestion à la société Carenantilles.


RODOLPHE DESIRE MAIRE DU MARIN REPOND A GARCIN MALSA MAIRE DE SAINT- ANNE
« A propos de la lettre de Garcin MALSA Jean Louis BORLOO parue dans la presse »

Depuis quelques jours le Marin est l’objet d’une avalanche d’attaques venant de Monsieur Garcin MALSA, maire de la commune de Sainte-Anne, concernant une opération de dragage destinée à mettre à niveau le chenal d’accès au centre de carénage du Marin, un équipement appartenant à la Ville du Marin et transféré en gestion à la société Carenantilles.

Le comportement de Monsieur Garcin MALSA s’apparente me semble-t-il beaucoup plus à une crise «d’hystérie et de jalousie» qu’à une véritable démarche visant à protéger l’environnement.

Cette opération de dragage est la première phase de la restructuration, modernisation et mise aux normes du centre de carénage. Il s’agit d’un équipement hautement qualifié, probablement le plus important de la Caraïbe sud, sur lequel pourront s’exercer les 19 métiers de la mer hautement spécialisés et potentiellement une source de création d’emplois de haute technicité.

Evidemment un plus pour le nautisme martiniquais fortement concurrencé aujourd’hui par les autres pays de la Caraïbe.
Ce dragage a été préparé de longue date. Il a fait l’objet d’études techniques, d’études de courantologie de la baie, d’enquêtes publiques et d’analyses des sédiments, destinées à maitriser efficacement toute opération d’aménagement au fond du cul de sac du Marin.

Je précise que toutes ces études ont été faites exclusivement à la charge de la Mairie du Marin, la mairie de Sainte-Anne n’ayant pas mis un Euro dans cette affaire.

Pour éviter tout inconvénient, tout dysfonctionnement durant cette opération complexe de dragage ayant fait l’objet d’un arrêté préfectoral après avis de commissaires enquêteurs, nous avons décidé de nous adresser à des spécialistes confirmés. Il s’agissait d’une part de mettre en place dans une zone de confinement les sédiments les plus pollués, et d’autre part, d’amener les sédiments non pollués dans une zone de clapage fixée de manière très précise par GPS en plein océan à 7 km de la pointe des Salines.

Il faut savoir que cette pollution très limitée est essentiellement due au fait que l’usine du Marin a fonctionné dans ce secteur pendant plus d’un siècle alors qu’aucune mesure de protection de l’environnement n’était prescrite à cette époque. Par ailleurs, nous avons dû assainir la mangrove attenante, objet d’une décharge publique durant plus de quarante ans. Il n’est donc pas étonnant que la vase située à proximité ait été fortement impactée par des polluants divers rejetés pendant des décennies à ce niveau là.

A ce sujet, je rappelle à Monsieur Garcin MALSA qui évoque d’autres procédures, qu’il n’existe aucun Centre de Stockage de Déchets Ultimes (CSDU) de type I en Martinique. Ce ne sera pas pour demain et probablement pas une destination pour les sédiments en cause.

Il est évident que l’installation du centre de carénage datant d’une dizaine d’années sur cette zone, ne peut en aucune mesure être considérée comme la responsable unique de cette pollution.
Il faut signaler que ce dragage revêt deux axes majeurs, non seulement rétablir un chenal de 5m de tirant d’eau menant au centre de carénage mais aussi dépolluer la zone.

Le coût du dragage s’est élevé à quatre millions d’euros financés par la Ville du Marin et le Fond Exceptionnel d’Investissement (F E I) mis en place par l’Etat début 2009 et destiné à la relance de l’économie martiniquaise.
De plus, je précise que cette opération a fait l’objet de contrôles réguliers des services de l’Etat à travers des moyens techniques aériens et maritimes conséquents.
Nos déclarations sont donc fondées sur des éléments précis et objectifs, ce qui n’est pas le cas pour

Monsieur Garcin Malsa, qui a probablement dû faire « une séance » et lire dans la boule de cristal pour deviner ce qui s’est passé et s’adonner à ses déclarations péremptoires et irresponsables.
Il n’est pas inutile de souligner qu’il était prévu en parallèle une deuxième opération de dragage sur le port de pêche du Marin par le Conseil Général pour permettre à trois grosses unités de pêche arrivées récemment en Martinique, comme on a pu le lire dans la presse, destinée à la pêche hauturière sur le plateau guyanais, d’accéder à ce port de pêche dont le tirant d’eau est trop faible.

C’était me semble-t-il une opération d’intérêt économique important pour la pêche martiniquaise. D’autant que ces bateaux ont été baptisés en grande pompe par le Conseil Général et le comité des pêches, puisque destinés à augmenter la production de poissons frais.

Et bien tout ce tapage et ces manœuvres de Monsieur Garcin MALSA, impliquant comme toujours des représentants « crédules » et « innocents » de la pêche, ont contribué à l’échec de cette opération qui avait pourtant été approuvée en plénière au Conseil Général. Voici donc trois bateaux de pêche, d’une valeur considérable et cofinancés par les fonds européens, qui n’ont plus de port d’attache et ne savent pas où ils pourront débarquer leurs produits.

C’est encore un exemple du comportement négatif et irréfléchi de Monsieur Garcin Malsa au Conseil Général, torpillant par la même occasion le développement économique de la pêche.
Il est vrai que le port de pêche du Marin subit un certain ostracisme. Commencé par le Conseil Général en 1974, il n’est, 36 ans plus tard, toujours pas terminé et n’a donc pu être mis en service.

Pour être complet, il convient de rappeler que les infrastructures portuaires du Marin sont destinées à placer la Martinique au plus haut niveau dans le domaine du nautisme et de la plaisance internationale. Ce secteur fortement concurrentiel constitue aujourd’hui un des segments les plus porteurs et source de retombées financières pour l’économie touristique mondiale.

D’ailleurs il n’est pas exagéré de souligner que, ces dernières années, le port de plaisance du Marin est devenu le seul segment du tourisme martiniquais qui ait progressé régulièrement et dont les retombées sur l’économie martiniquaise sont considérables. Chacun sait que le tourisme martiniquais est globalement en récession, aujourd’hui en crise aigue, il suffit de regarder ce qui se passe à Sainte-Anne.

Il n’est pas de mes habitudes de polémiquer, mais Monsieur Garcin MALSA sait-il, au même titre que l’ensemble de la Martinique, pour l’avoir entendu sur les ondes, que le port de plaisance du Marin vient d’obtenir pour la 4ème fois le label européen «PAVILLON BLEU» ? Premier écolabel valorisant les communes et les ports de plaisance qui mènent une politique exemplaire en matière de gestion environnementale et de tourisme durable. Ce n’est évidemment pas le cas de la «plage de la pointe marin» qui hélas se trouve sur le territoire de la commune de Sainte-Anne.

Vous aurez compris que la Ville du Marin n’a aucune leçon à recevoir du maire de Sainte-Anne et de ses acolytes concernant la protection de l’environnement. Principalement parce que, consciente plus que quiconque de la valeur patrimoniale de la baie, elle a toujours agi avec méthode, précision et rigueur, s’appuyant sur des données scientifiques fiables et des contrôles techniques qualifiés pour mettre en place ses infrastructures portuaires.

Sait-on que la ville du Marin vient d’être dotée d’une station d’épuration ultra moderne unique dans la Caraïbe, transformant les boues en compost et recyclant totalement l’eau qui peut dés lors être réutilisée pour l’arrosage et l’industrie. Voici un exemple de process global en parfaite adéquation avec la protection de l’environnement.

Soulignons de plus que son dimensionnement à 15 000 eqh extensible à 25 000 a été prévu par nous, Ville du Marin, pour permettre qu’un jour la commune de Sainte-Anne puisse accéder à un véritable assainissement, quand les notions de développement durable seront plus claires pour le Maire.
Car seuls ceux qui ne veulent pas savoir ne savent pas que la commune de Sainte-Anne n’a jamais eu de station d’épuration aux normes, qu’elle ignore le principe même de traitement des eaux de ruissellement qui polluent la plage de la pointe marin où par ailleurs aucun restaurant n’est branché sur le réseau d’épuration. Dans ces conditions croyez-vous que Monsieur Garcin MALSA puisse être le donneur de leçons à la Martinique en matière de protection de l’environnement?

Ajoutons que la ville du Marin vient de lancer une étude en vue du traitement des eaux de ruissellement compte tenu notamment de l’importance du trafic routier dans la zone. Aujourd’hui tout le monde prend conscience que le facteur prioritairement responsable de la pollution marine à la Martinique est le déficit en réseau d’épuration et en traitement des eaux de ruissellement, et ce bien avant la pollution par les pesticides agricoles et les nuisances industrielles.

Bref tout ce tapage ne représente rien d’autre que des manœuvres de politique politicienne bien connues qui ont déjà fait énormément de mal à la Martinique sous prétexte de protection de l’environnement.

Pour terminer j’invite Monsieur Garcin MALSA à méditer très sérieusement le concept de DEVELOPPEMENT DURABLE qui a été arrêté lors de la conférence de RIO de 1992 et qui repose sur les 3 piliers que sont le développement économique, la cohésion sociale, la protection et la mise en valeur de l’environnement.

Un principe pourtant simple à comprendre mais qui n’a semble- t-il pas encore été compris par le Maire de Sainte-Anne et ses acolytes.

Rodolphe DESIRE
Sénateur honoraire
Maire Conseiller Général de la Ville du Marin






1.Posté par Lecteur le 17/05/2010 05:50
Deux maire dit nationalistes qui s'entretuent... et si c'était un leurre pour cacher l'affaire de la SEM SUD où tous les deux ils y sont ? Hein messieurs vous êtes des petits malins dites nous plutôt la vérité sur le SEM SUD !!! Un anti colonialiste qui va sangloter pour le procureur de la République française !!! Ces mêmes qui parlent de responsabilité.Quel pays qu'est le nôtre,vivement 2014 pour que disparaissent ces deux messieurs.

2.Posté par An yich milet épi chouval le 17/05/2010 07:36
La pollution est la plus symbolique des externalités négatives que la théorie économique, depuis Alfred Marshall, s'attache à mettre au jour : on parle d'externalité négative lorsque l'activité d'un agent induit des coûts « impensés », involontaires, pour d'autres, sans que ces coûts ne donnent lieu à des transactions monétaires. De plus en plus pourtant, ces externalités vont justement donner lieu à des évaluations monétaires des coûts et bénéfices sociaux . S'il y eu pollution quel en est le coût ? Garcin Malsa ne donne pas le coût ? ( Au fait il faut publier l'attaque de Garcin Malsa )
La pollution pose la question du développement durable qui constitue une interrogation quant au caractère rationnel, d'un point de vue intertemporel, des choix de production et de consommation. Le rapport de la commission Brundtland de 1987 la définissait comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans hypothéquer la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ». L'action du Maire du Marin aura-t-elle une incidence sur les générations futures ?
Face à ces problèmes, quel peut être le rôle des pouvoirs publics ?
Doit-il user de son pouvoir de taxation pour limiter la pollution ou doit-il s'effacer au profit de mécanismes de marché aptes à faire émerger des solutions spontanées ? Par qui ?
La prise en compte des coûts de la pollution et la nécessité de rendre le développement ou plus généralement la croissance non pénalisante pour l'avenir manifestent une prise de conscience . Face à ces problèmes, les représentants des pouvoirs publics peuvent être amenés à intervenir et la microéconomie et l'économie dite du bien-être justifient cette immixtion de l'etat dans derelations économiques décentralisées.
En clair, si le développement de la Martinique passe par ce dragage Garcin Malsa doit la fermer car la Pointe-Marin de Saint-Anne est polluée et dans la partie face au bourg des plaisanciers au mouillage polluent .
Le Maire de la Ville du Marin a-t-il respecté les régles dans son opération ?
Qui a contrôlé ?
En vérité ces opérations sensibles devraient être faite sous contrôle.
Que fait l'Espace-Sud ? et Garcin Malsa au lieu de faire des Marches,il devrait s'occuper de la Baie de Saint-Anne sinon il laissera ce travail à son successeur la Dame Antonin... encore 4 ans pour que Saint-Anne entre dans la modernité.
Laisser GM marcher ,c'est pas mal tout ça !!!


3.Posté par La Force de Regarder Demain le 17/05/2010 07:55
MALSA ET DESIRE LISEZ CE TEXTE ET MARCHER ENSEMBLE:
Les droits de l’Homme et les droits de la nature sont les deux noms d’une même dignité nous dit Eduardo Galeano, écrivain urugayen, auteur de "les veines ouvertes de l’Amérique Latine", s’est adressé aux délégués de la Conférence des peuples sur le Climat qui s’est tenue du 19 au 22 avril derniers en Bolivie. Dans son message, il explique le lien fondamental entre le respect des droits humains et des droits de la Terre-mère.

Autant Garci Malsa que Rodolphe Désiré doivent être attentif à Eduardo.

Selon Eduardo Galeano « depuis la Renaissance européenne, la nature est devenue une marchandise ou un obstacle au progrès de l’homme ».Pourvu que nous soyons capables de faire avancer les deux initiatives: le Tribunal de la justice climatique et le Référendum mondial, contre un système de pouvoir fondé sur la guerre et le gaspillage, qui méprise la vie humaine et vend nos terres au plus offrant !

Pourvu que nous soyons capables de parler peu et d’agir beaucoup ! Grand mal nous a été fait, et continue à nous être fait, à cause de l’inflation des mots, qui est en Amérique Latine plus nocive que l’inflation monétaire. Et aussi, et surtout, nous sommes fatigués de l’hypocrisie des pays riches qui sont en train de nous laisser sans planète tout pendant qu’ils prononcent de pompeux discours pour dissimuler l’enlèvement.(E t ajoutons du comportement des hommes)

Certains disent que l’hypocrisie est l’impôt que paie le vice à la vertu.
D’autres disent que l’hypocrisie est l’unique preuve de l’existence de l’infini.

Et les déclarations de ce qu’on appelle la « communauté internationale », ce club de banquiers et de guerriers, nous montrent que les deux définitions sont correctes. Je veux célébrer, cependant, la force de vérité qui irradie des mots et des silences naissant de la communion humaine avec la nature. Et ce n’est pas un hasard si ce Sommet de la Terre Mère a lieu en Bolivie, cette nation des nations qui se redécouvre après plus de deux siècles de mensonges.
La Bolivie vient juste de fêter les dix ans de la victoire populaire dans la guerre de l’eau, lorsque le peuple de Cochabamba fut capable de mettre en déroute une entreprise californienne toute-puissante, et propriétaire de l’eau par l’opération d’un gouvernement qui se disait bolivien et était fort généreux avec les autres. Cette guerre de l’eau fut une des batailles que cette terre continue de livrer pour défendre les ressources naturelles, c’est-à-dire : pour défendre son identité avec la nature. Il y a des voix du passé qui parlent à l’avenir. La Bolivie est une des nations américaines où les cultures indigènes ont su survivre, et ces voix résonnent aujourd’hui avec plus de force que jamais, malgré le long temps de la persécution et du mépris.

Le monde entier, tout hébété qu’il est, déambulant comme un aveugle dans une fusillade, devrait écouter ces voix. Elles nous apprennent que nous, petits humains, faisons partie de la nature, et sommes parents de tous ceux qui ont des jambes, des pattes, des ailes ou des racines. La conquista européenne a condamné tous les indigènes qui vivaient cette communion et y croyaient à être fouettés, égorgés ou brûlés vifs pour idolâtrie.
Depuis la Renaissance européenne, la nature est devenue une marchandise ou un obstacle au progrès de l’homme.

Et aujourd’hui encore, ce divorce entre nous et elle persiste, à tel point qu’il est toujours des gens de bonne volonté qui ont pitié pour cette pauvre nature, si maltraitée, si abîmée, mais qu’ils considèrent du dehors. Les cultures indigènes la voient du dedans. En la voyant, je me vois. Ce qui est dirigé contre elle l’est contre moi. Je me (re)trouve en elle, mes jambes sont aussi le chemin qu’elles font. Alors célébrons ce Sommet de la Terre Mère !
Et pourvu que les sourds nous écoutent : les droits de l’Homme et les droits de la nature sont les deux noms d’une même dignité.

LISEZ CE TEXTE MM MALSA ET DESIRE.

4.Posté par POPOL le 24/05/2010 11:16
La bêtise a deux manières d'être: elle se tait ou elle parle. La bêtise muette est supportable. La bêtise de Garcin Malsa n’est pas muette. En fait, c’est un défaut d'intelligence, de jugement, de bon sens, ou des notions les plus communes sur l'environnement, sa bêtise risque de le perdre. Mais le Rodolphe Désiré est un drôle de loustic. La presse devrait s’intéresser sur ce qui se passe dans sa commune. Le développement du Marin vers la Mer c’est surtout Gleen et Eric Jean-joseph et ses collaborateurs et pas ce maire parleur ... qui prépare sans doute sa sortie et fait tout pour barrer la porte à l'insignifiant petit homme des békés Jo Mirande.

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