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A BAS LE DEVELOPPEMENT DURABLE ! VIVE LA DECROISSANCE CONVIVIALE


Rédigé le Lundi 30 Mars 2009 à 03:16 |

SOURCE LESARDABY .«Il n'y a pas le moindre doute que le développement durable est l'un des concepts les plus nuisibles». Nicholas Georgescu-Roegen, (correspondance avec J. Berry, 1991) (1).
Ajoutons qu'il s'agit d'une nuisibilté tenace.En tout cas,la parole circule .


A BAS LE DEVELOPPEMENT DURABLE  ! VIVE LA DECROISSANCE CONVIVIALE
On appelle oxymore (ou antinomie) une figure de rhétorique consistant à juxtaposer deux mots contradictoires, comme «l'obscure clarté», chère à Victor Hugo, «qui tombe des étoiles...».

Ce procédé inventé par les poètes pour exprimer l'inexprimable est de plus en plus utilisé par les
technocrates pour faire croire à l'impossible. Ainsi, une guerre propre, une mondialisation à visage humain, une économie solidaire ou saine, etc. Le développement durable est une telle antinomie.

En 1989, déjà, John Pessey de la Banque mondiale recensait 37 acceptions différentes du concept de «sustainable development» (2). Le seul Rapport Bruntland (World commission 1987) en contiendrait six différentes. François Hatem, qui à la même époque en répertoriait 60, propose de
classer les théories principales actuellement disponibles sur le développement durable en deux catégories, «écocentrées» et «anthropocentrées», suivant qu'elles se donnent pour objectif essentiel
la protection de la vie en général (et donc de tous les êtres vivants, tout au moins de ceux qui ne sont pas encore condamnés) ou le bien-être
de l'homme (3).

Développement durable ou comment faire durer le développement

Il y a donc une divergence apparente sur la signification du soutenable/durable. Pour les uns, le développement soutenable/durable, c'est un développement respectueux de l'environnement. L'accent est alors mis sur la préservation des écosystèmes. Le développement signifie dans ce cas, bien-être et qualité de vie satisfaisants, et on ne s'interroge pas trop sur la compatibilité des deux objectifs, développement et environnement. Cette attitude est assez bien représentée chez les militants associatifs et chez les intellectuels humanistes. La prise en compte des grands équilibres écologiques, doit aller jusqu'à la remise en cause de certains aspects de notre modèle
économique de croissance, voire même de notre mode de vie.

Cela peut entraîner la nécessité d'inventer un autre paradigme de développement (encore un ! mais lequel ? On n'en sait rien). Pour les autres, l'important est que le développement tel qu'il est puisse durer indéfiniment. Cette position est celle des industriels, de la plupart des politiques et de la quasi-totalité des économistes.

A Maurice Strong déclarant le 4 avril 1992 : «Notre modèle dedéveloppement, qui conduit à la destruction des ressources naturelles, n'est pas viable.

Nous devons en changer», font écho les propos de Georges Bush (senior) : «Notre niveau de vie n'est pas négociable» (4). Dans la même veine, à Kyoto, Clinton déclarait sans prendre de gants : «Je ne signerai rien qui puisse nuire à notre économie» (5). Comme on sait, Bush junior a fait mieux...

Le développement soutenable est comme l'enfer, il est pavé de bonnes intentions. Les exemples de compatibilité entre développement et environnement qui lui donnent créance ne manquent pas. Evidemment, la prise en compte de l'environnement n'est pas nécessairement contraire aux intérêts individuels et collectifs des agents économiques.

Un directeur de la Shell, Jean-Marie VanEngelshoven, peut déclarer : «Le monde industriel devra savoir répondre aux attentes actuelles s'il veut, de façon responsable, continuer à créer dans le futur de la richesse». Jean-Marie Desmarets, le PDG de Total ne disait pas autre chose avant le naufrage de l'Erika et l'explosion de l'usine d'engrais chimique de Toulouse... (6). Avec un certain sens de l'humour, les dirigeants de BP ont décidé que leur sigle ne devait plus se lire «British Petroleum», mais «Beyond Petroleum» (Au delà ou après le pétrole)... (7)

La concordance des intérêts bien compris peut, en effet, se réaliser en théorie et en pratique. Il se trouve des industriels convaincus de la compatibilité des intérêts de la nature et de l'économie. Le Business Council for Sustainable Development, composé de 50 chefs de grandes entreprises, regroupés autour de Stephan Schmidheiny, conseiller de Maurice Strong, a publié un manifeste présenté à Rio de Janeiro juste avant l'ouverture de la conférence de 92 : Changer de cap, réconcilier
le développement de l'entreprise et la protection de l'environnement. «En tant que dirigeants d'entreprise, proclame le manifeste, nous adhérons au concept de développement durable, celui qui permettra de répondre aux besoins de l'humanité sans compromettre les chances des générations futures» (8).

Tel est bien, en effet, le pari du développement durable. Un industriel américain exprime la chose de façon beaucoup plus simple : «Nous voulons que survivent à la fois la couche d'ozone et l'industrie américaine».

Le développement toxique

Il vaut la peine d'y regarder de plus près en revenant aux concepts pour voir si le défi peut encore être relevé. La définition du développement durable telle qu'elle figure dans le rapport Brundtland ne prend en compte que la durabilité. Il s'agit, en effet, d'un «processus de changement par lequel l'exploitation des ressources, l'orientation des investissements, les changements techniques et institutionnels se
trouvent en harmonie et renforcent le potentiel actuel et futur des besoins des hommes».

Il ne faut pas se leurrer pour autant. Ce n'est pas l'environnement qu'il s'agit de préserver pour les décideurs - certains entrepreneurs écologistes parlent même de «capital soutenable», le comble de l'oxymore ! - mais avant tout le développement (9).

Là réside le piège. Le problème avec le développement soutenable n'est pas tant avec le mot soutenable qui est plutôt une belle expression qu'avec le concept de développement qui est carrément un «mot toxique».

En effet, le soutenable signifie que l'activité humaine ne doit pas créer un niveau de pollution supérieur à la capacité de régénération de l'environnement.

Cela n'est que l'application du principe de responsabilité du philosophe Hans Jonas : «Agis de telle sorte que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur la terre».

Toutefois, la signification historique et pratique du développement, liée au programme de la modernité, est fondamentalement contraire à la durabilité ainsi conçue. On peut définir le développement comme une entreprise visant à transformer les rapports des hommes entre eux et
avec la nature en marchandises. Il s'agit d'exploiter, de mettre en valeur, de tirer profit des ressources naturelles et humaines.

La main invisible et l'équilibre des intérêts nous garantissent que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. Pourquoi se faire du souci ? La plupart des économistes qu'ils soient libéraux ou marxistes sont en faveur d'une conception qui permette au développement économique
de perdurer.

Ainsi l'économiste marxiste, Gérard d'Estanne de Bernis déclare : «On ne fera pas ici de sémantique, on ne se demandera pas non plus si l'adjectif «durable» (soutenable) apporte quoi que ce soit aux
définitions classiques du développement, tenons compte de l'air du temps et parlons comme tout le monde. (...) Bien entendu, durable ne renvoie pas à long, mais à irréversible.

En ce sens, quel que soit l'intérêt des expériences passées en revue, le fait est que le processus de développement de pays comme l'Algérie, le Brésil, la Corée du Sud, l'Inde ou le Mexique ne s'est pas avéré «durable»(soutenable) : les contradictions non maîtrisées ont balayé les résultats des efforts accomplis, et conduit à la régression» (10).

Effectivement, le développement étant défini par Rostow comme «self-sustaining growth»
(croissance auto-soutenable), l'adjonction de l'adjectif durable ou soutenable à développement est inutile et constitue un pléonasme.

C'est encore plus flagrant avec la définition de Mesarovic et Pestel (11). Pour eux, c'est la croissance homogène, mécanique et quantitative qui est insoutenable, mais une croissance «organique» définie par l'interaction des éléments sur la totalité est un objectif supportable. Or historiquement, cette définition biologique, est précisément celle du développement ! Les subtilités d'Herman Daly, tentant de définir un développement avec une croissance nulle ne sont tenables, ni en théorie, ni en pratique (12). Comme le note Nicholas Georgescu-Roegen : «Le développement durable ne peut en aucun cas être séparé de la croissance économique.(...)

En vérité, qui a jamais pu penser que le développement n'implique pas nécessairement quelque croissance ? « (13).Finalement, on peut dire qu'en accolant l'adjectif durable au concept de
développement, il est clair qu'il ne s'agit pas vraiment de remettre en question le développement réellement existant, celui qui domine la planète depuis deux siècles, tout au plus songe-t-on à lui adjoindre une composante écologique. Il est plus que douteux que cela suffise à résoudre les problèmes.

[La croissance zéro ne suffit pas]url:http://www.wmaker.net/lenaif/admin/editer_article/1297775/

Sortir de l'économicisme




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L'éditorial de Victor Monlouis Bonnaire

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Voici une entreprise dont on a brûlé les bus ! Voici une entreprise dont les salariés sont en retrait depuis 2 mois. Voici une entreprise qui me rappelle l’affaire des melons du Vauclin. En fait une décision du personnel de tuer l’entreprise.

Mon opinion c’est que si j’avais 20 ans , moi aussi je partirais de la Martinique, si j’en avais les moyens.
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Victor HAUTEVILLE
13/02/2019

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